Texte du 17 juillet. .....................................................Photo : Les maisons de Beynac depuis le canoë.
Les garçons ne la regardaient plus. Elle était pourtant toujours aussi jolie. Aussi belle même. Mais elle n'avait plus cette lueur au fond des yeux. Cette lueur de vie. Ses yeux étaient bel et bien le miroir de son âme. De son âme triste et ravagée. Depuis qu'il l'avait laissée, rien n'était plus pareil. A l'intérieur, son coeur était rabougri et usé, si bien qu'elle ne savait plus s'en servir. Pourtant leur relation avait été courte. Mais fusionnelle. Du moins pour elle. Maintenant, dès qu'elle passait du temps avec lui, elle en revenait détruite. Même après une journée. Tant qu'elle était avec lui, elle riait, elle était heureuse. Oui heureuse. Et elle lui offrait tout le bonheur qu'elle avait réussi à accumuler, sans en garder pour elle. Elle vivait pour de vrai, dans ses bras de temps en temps, à ses cotés en permanence. Elle ne voyait qu'à travers lui, elle ne voyait que lui. Et alors la lueur au fond de ses yeux revenait, l'espace d'une journée, parce qu'elle était avec lui. Mais dès qu'elle le quittait, elle tombait dans une léthargie pendant quelques jours. A chaque moment d'inactivité elle ne pouvait retenir ses larmes. Parce qu'elle pensait à lui qui n'était plus à elle.
Malgré tout elle était certaine qu'ils seraient un jour de nouveau ensemble. Et c'est cette pensée qui la maintenait en vie.