Je me suis mise à la corde à sauter. Je me suis coupé les ongles. J'ai rien foutu. Elles devaient me rappeler. Je trouve pas les chansons que je veux. La photo a pas de rapport mais il parait qu'elle est bien.

Je me suis mise à la corde à sauter. Je me suis coupé les ongles. J'ai rien foutu. Elles devaient me rappeler. Je trouve pas les chansons que je veux. La photo a pas de rapport mais il parait qu'elle est bien.
- Dis, tu le penses vraiment ?

- De quoi ? Que je t'aime ?
Evidemment' que non,' je le pense
pas. Qu'est' ce que tu t'imagines ?
Tu crois vraiment qu'on peut aimer
quelqu'un comme toi ? Tu veux en
permanence en faire trop.' Et tu te
plains tout le temps,' tu mélanges
toujours tout. Tu te décridibilises à
chaque instant. Tu veux faire croire
que t'es quelqu'un, mais à force de
vouloir le montrer, tu nous prouves
le contraire. 'Tu crois vraiment que
je peux t'aimer avec tout ça ? Nan,
tu dis ça pour me faire marcher.

- Nan je voulais juste vérifier. Parce
que, 'tu vois,' j'avais peur que tu le
penses. J'aurais été mal. Parce que
moi non plus' je ne 't'aime pas.' Je
m'aime beaucoup trop pour pouvoir
aimer quelqu'un d'autre.' Et puis je
me' dis qu'on est décidément' trop
différents tous les deux. Vraiment
trop. Plus on avance, 'plus je m'en
rends compte.

- Tu débarques ma pauvre, on s'est
jamais ressemblé, on a toujours été
différents. 'Beaucoup trop différents
pour pouvoir nous aimer. Toi fière et
orgueilleuse. 'Moi toujours' timide et
renfermé. C'est toi qui m'écrases. Toi
et ta grande gueule,' vous m'écrasez
et' vous m'insupportez horriblement.
Je supporte même plus ta voix, c'est
pour dire.

- Ca me rassure tout ça. Ca me rassure
que t'aies réussi à faire semblant aussi
bien que moi.' Ca me rassure vraiment
qu'on devienne pas comme deux aigris
à s'aimer lamentablement.

# Posté le jeudi 17 mai 2007 08:10

Modifié le jeudi 17 mai 2007 15:40

J'espère qu'un jour vous me pardonnerez.

J'ai l'impression de pas les aimer comme il faut. Comme il faudrait. Mais j'y peux rien, je me lasse, et ils me lassent. Je m'ennuie. J'ai besoin de nouveaux horizons. Parce qu'ici, ils ne m'écoutent plus, ils ne me voient plus, ils ne me conaissent plus. Nos rires sont forcés, et nos instants effacés. Elle si méprisante maintenant. Lui si morose. Elle si condescendante. Et j'en passe. Evidemment que ça ne s'applique pas à tout le monde. Mais quand même. C'est dommage parce que je crois bien que je les aimais. Mais ils sont entrain de tout gâcher. Ou peut-être que tout est de ma faute. Je sais pas me rattraper. Je sais pas réparer.

Je ne suis plus avec eux, je me promène à l'écart, souvent seule et parfois accompagnée.

*



Peut-etre une photo... Plus tard...

# Posté le mercredi 16 mai 2007 11:00

Modifié le jeudi 17 mai 2007 07:41

J'ai sûrement changé depuis la Grèce. __________________________________________ ___________________ Mais j'y peux rien. __________________________________________________________________________ _______ Et je vous emmerde. Enfin, pas tous.

J'ai sûrement changé depuis la Grèce. __________________________________________ ___________________ Mais j'y peux rien. __________________________________________________________________________ _______  Et je vous emmerde. Enfin, pas tous.
Des toutes petites petites historiettes pour un encéphale en toute petite petite forme.

L'autre jour le marchais sur le bord du trottoir. Sur le bord du bord. Juste à la limite, un peu comme quand je faisais de la poutre. Et puis j'ai fait un voeux. Comme ça, juste pour rire. Et j'me suis dit que si je tombais pas du côté de la rue jusqu'à chez moi, mon voeu re réaliserai. Je suis pas tombée.


Une autre fois, je remontais chez moi. J'étais dans la rue et je pleurais. Evidemment puisqu'il venait de me quitter. Et j'ai croisé une petite fille. Elle tenait la main de sa mère dans la sienne. Et une fois qu'elles m'ont dépassée, je l'ai entendu demander.
"Dis maman, pourquoi elle pleurait la grande fille ?"
"Tu sais, on pleure pas toujours pour de bonnes raisons".
Elle avait raison la maman. Mais sur ce coup là, elle avait tort.


L'autre jour, ils sont venu me demander où tu étais. Je crois bien qu'ils te cherchaient. Je leur ai rien dit. Tu crois vraiment qu'ile m'auraient cru si je leur avais dit que tu t'étais caché dans mon coeur ?

# Posté le mardi 15 mai 2007 11:11

Modifié le mardi 15 mai 2007 14:17

"Alors j'ai compris comment on pouvait garder pendant 20 ans le souvenir d'un grand amour."

"Alors j'ai compris comment on pouvait garder pendant 20 ans le souvenir d'un grand amour."
Dans deux ans on se reverra. Dans deux ans, quand je finirai ma deuxième année de médecine et que j'aurais fait le plus dur, on se reverra. On se reverra comme au premier jour. On passera une journée tous les deux et le soir, on saura déjà qu'on finira ensemble. Oui tu verras. Au début on sera un peu gênés, parce que deux ans, c'est long. Puis on retrouvera notre aisance naturelle, parce qu'on n'est pas faits pour être distants l'un de l'autre. La journée nous paraitra trop courte. On rentrera chacun chez nous, heureux et impatients. On se reverra quelques jours plus tard, parce qu'on pourra déjà plus s'en passer. Et ça sera comme la première fois, sauf que ça finira pas pareil. Mieux, ça finira pas du tout. Cette fois il n'y aura rien ni personne pour se mettre en travers de nous. Ca sera comme si la première fois c'était juste un brouillon. Et ça nous fera des
souvenirs en plus. On y repensera
tendrement parce que c'était bien,
quand même. Et puis je crois bien
qu'on s'aimera.

Pour l'instant je ne t'aime plus, mais dans deux ans je t'aimerai encore. Ce sera bien, tu verras.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 10:40

Modifié le mardi 15 mai 2007 14:11

J'aime quand l'inspiration vient comme ça. Je me sens forte et enfin capable de dominer quelque chose. Les mots. Merci Inès pour le retouchage ;)__________________________________________ ____________ J'hésite entre la premiere et la troisième personne su singulier. Je prends la premiere.

J'aime quand l'inspiration vient comme ça. Je me sens forte et enfin capable de dominer quelque chose. Les mots. Merci Inès pour le retouchage ;)__________________________________________ ____________  J'hésite entre la premiere et la troisième personne su singulier. Je prends la premiere.
Si je pouvais je le rendrais dépendant de moi comme
il m'a rendue dépendante de lui. Je lui balancerais mon indifférence à la gueule et il la recevrait comme une grande claque. Je lui briserais ses rêves comme on éclate un ballon. Par rancune, parce que lui il a éclaté mon coeur comme on brise une brindille. Quand il se relèverait, ce serait pour mieux retomber, toujours plus haut. Et alors j'éprouverais un malin plaisir à le retenir juste au bord du gouffre. Là où on navigue entre la peur et la souffrance. Je lui enfoncerais de l'amour sous la peau et jusque dans les veines, juste en prenant sa main dans la mienne. J'écrirais mon nom dans sa tête avec des lettres de braise. Je soufflerais les cendres qu'il resterait de toutes les autres, pour être la seule qui reste. Je le bourrerais de sentiments et j'en ferais un monstre d'émotions. Je le crèverai à l'envie comme on crève l'esclave à la tache. Je bousillerai son passé pour lui construire un futur à mon goût. Je lirais dans ses yeux la crainte et l'admiration. Je déchiffrerais dans ses paroles l'envie et la passion. Je me réjouirais de ses larmes et de ses cris jusqu'à en éclater de plaisir. Je le laisserais s'enfuir, presque jusqu'au bout, pour pouvoir le rattraper au dernier moment et lui montrer que non, tout n'est pas fini, qu'il doit encore souffir. Je pincerais son coeur en permanence pour lui rappeler que je suis là et l'obliger à penser à moi. Je lui mordrais les sens pour qu'il se torde de douleur et qu'il me supplie d'arrêter. Je lui offrirais juste ce qu'il faut de tendresse pour qu'il comprenne que je tiens à lui, mais je le laisserais s'emmêler jusqu'au cou dans les illusions. J'admirerais ses grandes desillusions et ses retour d'espoir. Jusqu'au jour où, enfin vengée et rassasiée, je l'aimerais à en crever.

.Eh tu sais quoi, j'ai écrit toute la fin entre 11h11 et 23h23 hier soir. J'te dis que ma vie est régie par les heures, j'y peux rien.

# Posté le jeudi 10 mai 2007 16:22

Modifié le mardi 15 mai 2007 14:12